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Nom
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Natasha Dodd |
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Raison
sociale
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Orange Collective
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Nature
de l'entreprise
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Agence pour
artistes à la pige |
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Date
de fondation de l'entreprise
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1997 |
1. Qu'est-ce qui t'a
décidée à te mettre à ton compte?
J'ai décidé de me mettre à mon compte pour avoir plus de travail. À l'époque,
j'étais modéliste. Je faisais ça à la pige. En fait, je travaillais déjà pour
moi-même, car je devais faire valoir mes talents et ma créativité à des clients
potentiels. Quand j'ai commencé à promouvoir les talents d'autres pigistes, fonder
ma propre entreprise a été tout naturel.
À Toronto, il y a plein
d'artistes à la pige qui sont photographes, illustrateurs, concepteurs graphiques,
etc. Cependant, beaucoup d'entre eux ont du mal à trouver régulièrement du travail.
Cela s'explique en partie par la concurrence de leurs homologues américains, ou
bien parce qu'ils ne sont pas capables ou n'ont pas le temps de promouvoir leurs
talents par eux-mêmes. Ces artistes ont donc besoin que quelqu'un les représente
et fasse la promotion de leurs talents. Orange Collective est là pour ça.
2. Quelles difficultés
as-tu rencontrées?
Obtenir les fonds pour démarrer. C'est un obstacle énorme pour beaucoup d'entreprises
naissantes. Orange Collective n'y a pas échappé. Encore aujourd'hui, cet obstacle
ralentit notre croissance. Nous connaissons beaucoup d'artistes qui veulent travailler,
mais nous n'avons pas suffisamment d'argent pour faire leur promotion assez vite
ou auprès d'un grand nombre de clients en même temps. Pourtant, depuis notre création,
nous avons trouvé du travail à bon nombre d'artistes. Cependant, si on pouvait
entreprendre une vaste campagne de promotion pour Orange Collective et pour nos
artistes, on trouverait des emplois en plus grand nombre et plus régulièrement.
3. As-tu eu des surprises?
J'en ai eu des bonnes et des mauvaises. Une des mauvaises a été de constater que,
malgré le nombre d'artistes talentueux au Canada, les entreprises canadiennes
continuent d'embaucher des pigistes américains! Résultat : les artistes canadiens
ne trouvent pas de travail et personne ne reconnaît les talents de chez nous.
La bonne surprise est que
de nombreux clients, tant canadiens qu'américains, se rendent compte peu à peu
qu'il y a beaucoup d'artistes talentueux ici et commencent à engager des Canadiens.
Cela crée du travail pour les artistes que représente Orange Collective.
4. Qu'est-ce qui te plaît
le plus dans le fait d'être à ton compte?
Je travaille pour moi et, en même temps, j'aide les pigistes. Pour le moment,
mon entreprise ne fait pas de profit. Toutes les entrées d'argent servent aux
frais d'exploitation. Mais je sais que ça va changer, et que bientôt, mes employés
et moi pourrons gagner de l'argent pour de vrai. Quand Orange Collective trouve
des contrats pour ses artistes, qui sont en fait des travailleurs autonomes, il
y a bien sûr une compensation financière, mais j'ai aussi la satisfaction d'avoir
aidé les autres. Et c'est ce que j'aime le plus.
5. Quels conseils donnerais-tu
aux jeunes qui veulent démarrer leur propre entreprise?
Agis tout de suite. Si tu as une super bonne idée qui te trotte dans la tête,
lance-toi sans plus attendre. Pour réussir, il ne faut pas lâcher et il faut profiter
de l'aide qui est à ta disposition. Pour améliorer tes connaissances, participe
à des programmes de formation en entrepreneuriat, par exemple ceux qu'offre le
SEDI, ou demande conseil à tes amis. Pour réussir, l'essentiel est de croire en
ton idée, de t'y consacrer avec professionnalisme et de respecter les autres.
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